« L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir » – Aldous Huxley.

Ainsi Adlous Huxley présentait-il les dangers qu’encourt celui qui se lève face à la bien pensance universalisée.

Parce que nous choisissons d’exercer un sens critique constant et aiguisé, parce que nous savons que la vigilance se fait devoir quand l’idéologie emprunte les voies médiatiques et institutionnelles, nous serons résolument à contre courant.

Le champ culturel, longtemps délaissé, sera le lieu de nos barricades  et si nous sommes subversifs, c’est avec pour seules armes l’humour et l’art.

La subversion n’est cependant pas l’objectif mais le moyen emprunté pour oeuvrer en vue de la réconciliation nationale à laquelle nous aspirons.

Et nous savons que nous irons à contre courant pour cette raison même que c’est une construction et non une déconstruction à laquelle nous oeuvrons. Gavroches impertinents, nous levons donc le menton frondeur de l’enfant de Paris pour combattre cette idéologie dominante.