Le mépris du CESE pour 700 000 Français

26 février 2014

Le mouvement des Gavroches présent devant le CESE (Conseil économique, social et environnemental) rappelle aujourd’hui à la mémoire des Français comment les voix de 700 0000 pétitionnaires ont été ignorées il y a un an par cette instance.

 Le 26 février 2013, le CESE jugeait irrecevable sur le fond la pétition de 700 000 opposants au texte de loi légalisant le mariage et l’adoption pour les homosexuels, rassemblés dans le collectif de la Manif pour tous. Ces derniers demandaient l’ouverture d’un débat au sein de cette instance.

La révision constitutionnelle de 2008 avait pourtant ouvert la possibilité pour les citoyens de saisir le CESE si au moins 500 000 signatures à une pétition étaient réunies.
Même si “les conditions de nombre et de forme étaient réunies », le CESE avait alors conclu que “la pétition sollicitant l’avis du CESE sur un projet de loi n’était pas recevable. ». Cette décision avait alors provoqué la démission d’un de ses membres, Jean-François Bernardin (ancien patron de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie), déclarant : « On se ridiculise et on insulte les 700 000 pétitionnaires que l’on balaie d’un trait de plume (…), il s’agit de la première pétition qui rassemble autant de monde dans notre pays ».

Cette pétition unique dans l’histoire de notre pays par son ampleur a tout de même poussé le CESE à s’autosaisir sur “les évolutions contemporaines de la famille” et à produire un rapport publié le 22 octobre 2013. Ce dernier ne répond en rien aux interrogations des pétitionnaires, et supprime tout débat, révélant que le CESE est d’ores et déjà résigné à voir la libéralisation de la PMA et la GPA facilitées voire légalisées.

Cette décision est devenue le symbole du mépris affiché par les élites envers l’opinion de centaines de milliers de Français ne demandant que l’ouverture d’un débat sur ces questions.

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