GOUVERNE-MENT – Les Gavroches en jupe : éduquer n’est pas tromper !

Paris, le 15 mai 2014

Devant le Ministère de l’Education Nationale, les Gavroches dénoncent une des deux propositions de l’initiative « Ce que soulève la jupe », les mensonges et les manipulations qu’elle comporte, derrière la bannière de l’humour potache ». Pour combattre le sexisme l’académie de Nantes propose… le travestissement. L’éducation Nationale ne se tromperait-elle pas de priorités ?

Le Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) de l’Académie de Nantes a proposé deux types d’actions, au nom de la lutte contre le sexisme et la discrimination. La première consiste en l’animation de débats pour approfondir les échanges sur les différentes formes de discriminations, de sexismes et de préjugés à l’égard des filles ».

Mais c’est la deuxième proposition contre laquelle s’insurgent les Gavroches, qui « invite filles et garçons, élèves et adultes, le temps d’une journée-évènement à porter une jupe », une initiative sans intérêt pédagogique, vulgaire et insidieuse. Cette proposition du CAVL a non seulement été validée dans son intégralité, mais elle a été soutenue et relayée au moyen d’un dossier de presse et deux attachées de presse par l’Académie de Nantes, et proposée dans 27 lycées cette année.

« Ce que soulève la jupe » est une action qui contribue à la diffusion de la théorie du genre, et prouve le mensonge de notre gouvernement, qui nie l’existence de cette théorie.

Les Gavroches dénoncent également les mensonges relayés par la circulaire :

  • Pour mieux la faire accepter, il est précisé que c’est « une initiative des élèves »…or le CAVL est composé de 20 lycéens et de 20 membres de droit (cf site de l’Académie) – dont des représentants du Rectorat et des Inspections Académiques – et il est présidé par le Recteur d’Académie.
  • « une journée qui dit s’inspirer de l’ouvrage de Christine Bard, Ce que soulève la jupe ».
    Mais combien d’élèves connaissent réellement cet ouvrage qu’ils ne peuvent avoir connu que par l’initiative d’adultes, d’enseignants dans le cadre de projets pédagogiques ?
  • « le sentiment d’une discrimination quotidienne au lycée à l’égard des filles » : s’agit-il d’un simple sentiment ou d’une réalité ? Proviennent-elles des élèves ou du corps enseignant ?

Les Gavroches dénoncent le détournement la « Journée de la jupe » qui, créée en 2010 par Ni Putes ni Soumises, avait pour but d’aider les jeunes filles des quartiers difficiles à assumer leur féminité, donc leur différence,  en sanctuarisant une journée. L’espace  d’une journée, les filles pouvaient venir habillées en jupes, leur nombre les protégeant des propos injurieux face à des garçons tiraillés entre deux images de la femmes : celle véhiculée par la pornographie et celle d’un puritarisme intransigeant d’inspiration religieuse.
« Ce que soulève la jupe » ne valorise pas la femme en tant que femme mais passe encore par l’indifférenciation pour lutter contre les discriminations.

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