GOUVERNE-MENT – Eutha-nasie, un débat confisqué ?

Paris, le 24 octobre 2014

Devant le Conseil Consultatif National d’Ethique, au matin de la remise du rapport sur la Fin de Vie, Les Gavroches dénoncent la volonté du gouvernent de réformer la Loi Léonetti.

Les Gavroches dénoncent les calculs politiques qui conduisent à brader le débat sur la fin de vie au profit de calculs politiques, pour maintenir une majorité gouvernementale fragile.

Les Gavroches rappellent que toute ouverture législative vers l’euthanasie contribuerait à banaliser l’acte de tuer.

Euthanasie, Suicide assisté, sédation terminale, autant de termes précis sur lesquels la Conférence des citoyens et les membres du Comité Consultatif National d’éthique se sont penchés ces derniers mois.

Des lobbies et un certain nombre de personnes au gouvernement sont favorables à l’euthanasie ou au suicide assisté. Pour faire avancer leurs arguments, les membres du Parti Radical de Gauche ont, ces derniers jours, fait un odieux chantage : ils ont conditionné leur soutien à une majorité gouvernementale aux abois à la promesse d’une légalisation de l’euthanasie. La réponse du Président de la République et du Premier ministre ne s’est pas fait attendre : ils ont promis le dépôt d’un texte de loi au Parlement en mars prochain sur ce sujet.

Les déclarations divergentes de Jean Léonetti et d’Alain Claeys sur le cadre de la mission parlementaire qui leur est confiée laissent penser qu’il ne s’agit pas seulement de réfléchir à des aménagements de la Loi Léonetti mais bien de l’ouverture à une exception d’euthanasie.

Les Gavroches interpellent donc le Gouverne-MENT et réclament un véritable débat sur la question de la fin de vie, un débat qui ne soit pas confisqué par des institutions partisanes et partiales, un débat qui laisse entendre les arguments contraires aux lobbys favorables à l’euthanasie.

Les Gavroches veulent donc rappeler leurs convictions sur cette question de la fin de vie.

– La dignité de la personne reste entière même quand l’état physique ou mental est diminué.

– Il n’existe pas de hiérarchie dans la dignité

Les Gavroches veulent donc dénoncer qu’une ouverture de l’euthanasie conduirait à «un devoir de mourir pour les indignes» et une banalisation de la pensée eugéniste.

Légaliser l’euthanasie :

– ne serait-ce pas donner aux personnes en fin de vie l’impression d’être un poids pour leurs proches, pour le personnel médical, pour la société toute entière ?

– ne serait-ce pas offrir aux proches d’un malade un soulagement qui passerait par mise à mort d’une personne souffrante ?

– ne serait-ce pas conduire à un arbitrage financier nécessaire en défaveur des soins palliatifs, en défaveur des soins pour les malades incurables ?

– ne serait-ce pas nier la dignité de la personne dont le cas est jugé irrécupérable ?

– ne serait-pas enterrer le délit de non-assistance à personne en danger ?

– ne serait-ce pas créer un personnel médical au service de la mort ?

Les Gavroches affirment que ces questions ne peuvent être ignorées.

Les Gavroches pensent que la loi Léonetti est suffisante et rappellent sa trop faible application. Ils relayent les inquiétudes des professionnels de la santé en soulignant la méconnaissance par les Français de cette loi et le trop de moyens alloués au développement et à l’amélioration des soins palliatifs.

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